Extraits
de presse
Le Dauphiné Libéré 10 Avril 2006
Harmonie
de l'abstrait et du réalisme s'épousent pour se donner vie mutuellement,
tant par la couleur que par la charge émotionnelle Des
Vertes et des Pas Mûres Septembre 2004
Une
élégance qui ne tient qu'à un fil
François CATRIN Un monde de papier
Depuis hier et jusqu'à la fin du mois, la galerie
Toiles d'Aurore (65 rue Général de Gaulle) reçoit François Catrin, un artiste
attachant qui vit, dans un monde de papier.
Les petits papiers de Catrin sont d'abord issus du quotidien: papier journal,
papier à lettre, papier à musique, des feuilles anodines qu'il va traiter à
sa manière, en les hachant, en les pliant, en les peignant.
Non sans apporter sa touche en y dessinant de petites images ou des motifs,
traces furtives de son passage.
Puis il agencera ces fragments épars sur la toile, en les collant avec de la
peinture acrylique. Voilà une nouvelle matière à travailler pour lui donner
une âme et un relief, pour la mettre en ordre et en scène à la façon d'un architecte
ou d'un cinéaste. Sous la peinture subsistent encore des mots, des dessins,
des phrases, vestiges du papier d'avant. Messages secrets? Pas sûr: "Peut, être
que ce qui me dit qu'une peinture est réussie se trouve justement dans l'impossibilité
de la déchiffrer, de l'interpréter".
Mais l'oeuvre de François Catrin ne se résume pas à ces assemblages abstraits
ou géométriques, car la toile s'entrouvre sur un motif réaliste, comme une porte
entrebâillée par où le visiteur peut entrer ou s'évader pour trouver un autre
chemin. Dans le doute perpétuel qui tourmente l'artiste, est-ce enfin un début
de piste?
"J'ai toujours été gêné par une conception de l'art conçu comme un objet qui
nécessite des explications, un décodage; des œuvres envisagées ou interprétées
comme des rébus, des images derrière lesquelles il existerait un sens caché
et qu'il faudrait découvrir". Ne cherchons pas à expliquer l'oeuvre, mais apprécions
l'homme.
Pour sa dernière exposition dans la salle des Ursulines, le Comité
des Arts Plastiques de l'office du tourisme a invité un nouveau peintre
et un sculpteur. Tous deux d'une rare élégance.
François Catrin, 55 ans et une belle moustache, partage son temps
entre Lyon et l'Ardèche, entre peinture et enseignement . Peinture acrylique
et collages sont les matériaux de base de ces uvres originales,
grandes surfaces géométriques ou abstraites qui entourent et annoncent
un motif , centré, miniaturisé, comme étouffé dans
un monde singulier. Des oeuvres où imaginaire et réalisme se mêlent.
L'imaginaire ce sont ces grandes surfaces géométriques, constituées
de papiers collés, retravaillés, assemblés à la
peinture, elles laissent apparaître leur spécificité et
leur originalité : papiers divers, journaux. Mais la rêverie n'estpas
terminée. On découvre alors une petite fenêtre réaliste
dans laquelle on s'évade, poussés par la puissance du fond : personnages
et paysages recomposés. Une exposition où chaque visiteur fait
appel à sa subjectivité pour appréhender les uvres
"Un vrai bonheur" pour l'artiste qui ne se veut pas trop intellectuel,
se laissant aller à ses inspirations selon une démarche qu'il
ne saurait définir avec précision. Un site Internet, joliment
mis en uvre, permet d'en savoir plus sur cet artiste singulier.
Pour sa dernière exposition de l'année, le Collège Laboissière a invité le peintre François Catrin. Peinture acrylique et collages sont les matériaux de base de ces oeuvres originales. Car pour François Catrin le monde semble fait d'interrogations et de souvenirs. Un univers d'images précises auxquelles il faut accéder par cheminement préalable. C'est du moins l'impression que donnent les grandes surfaces géométriques qui entourent et annoncent le motif, centré, miniature, comme étouffé dans ce monde, ce qui ne donne que plus de force et de liberté au sujet principal. A moins que tout un univers écrit n'aboutisse à une silhouette née des mots. On entre dans le monde du rêve et chacun a sans doute une interprétation liée à sa propre approche. Mais n'est-ce pas un des rôles essentiel de l'artiste que de faire jour aux différentes sensibilités ? En tout cas, François Catrin ne laisse pas indifférent.
La Tribune, 6 Juin 2002
François Catrin, quant à lui, peint et repeint des papiers déchirés, journaux et vieilles lettres, utilisant la colle comme une matière. Il compose ces stratifications et surimpressions de textes selon une structure plutôt rigide. Des cadres cernent une petite fenêtre au centre, perçue comme une ouverture ou un enfermement. "J'essaye de faire des choses où il y a plusieurs lectures possibles", confie-t-il pour décrire ses œuvres métissées. Il mêle "des choses écrites qu'on ne peut pas lire... J'écris tout ce qui me passe par la tête au moment où je le fais. J'aime bien ce coté un peu artisanal..."
I.B. Le Progrès. 11 05 2002
François Catrin : ses peintures acryliques sur toile comportent des collages et des écritures automatiques. Son travail est assez plaisant : ébauches de paysages, silhouettes enfermées dans de curieux canevas, visions oniriques.
Gérard Rucker Potins de scènes

Pas
plus que ses toiles, l'artiste ne se dévoile facilement. De cette longue
alchimie mêlant matière et homme, François Catrin révèle
peu. Des titres qui n'apportent rien de plus, des explications volontairement
floues : "Je n'impose rien, c'est au visiteur de prendre ce qu'il veut dans
mes toiles et c'est toujours pour moi un vrai plaisir quand il me restitue ce
qu'il y a trouvé". Le moins que l'on puisse dire, c'est que François
Catrin ne fait pas le forcing pour se vendre et pourtant à l'écouter,
on découvre beaucoup et on apprécie très vite l'homme et
l'artiste.
- Quelle est votre technique ?
- Collage de papiers, de journaux, recouverts de peinture acrylique qui sert
de liant, retravaillés plusieurs fois.
- Comment vous vient l'inspiration ?
- Au fil de la création. Les éléments de base se mettent
en place peu à peu, les autres motifs s'imposent à moi.
- Etes vous figuratif, abstrait ?
- Il y a une opposition entre les deux dans chaque toile. Chacun privilégie
l'aspect qu'il ressent le plus fortement.
Ce coté
purement formel terminé, il faut laisser la place à la subjectivité
pour découvrir et entrer - lire dit François Catrin - dans les
oeuvres. L'artiste n'a pas menti. Plus que des explication, c'est la découverte
des uvres qui les fait ressentir. Des surfaces géométriques
créées par la couleur ou par la technique du collage, atmosphère
de base de la toile. Déjà tout un monde à elles seules,
bien délimitées, enfermant le regard que rien ne peut distraire.
Pris au piège de la couleur et des formes, on se laisse entraîner
dans le petit motif plus ou moins figuratif qui semble donner tout son sens
au reste de l'oeuvre : une échappée qui donne encore plus de force
aux premiers plans, à la surface plus importante. Chacun renforce l'autre
pour entraîner celui qui y est entré. François Catrin est
d'ailleurs suffisamment poète pour, la plupart du temps, suggérer
un élément figuratif ou le recomposer, laissant là encore
toute la liberté de se l'approprier selon sa sensibilité. La poésie
y transparaît aussi dans les jeux avec le fond du papier journal entrevu
(heureux journalistes dont les écrits servent de base à ses uvres
!), messages secrets envoyés par l'artiste au monde qu'il tente de nous
ouvrir.
Des surfaces travaillées, une lucarne qui s'ouvre, des mots... de rien
apparemment - ou du moins de très peu -surgit soudain la vie.
Jacques Coudène - Le Dauphiné Libéré - 18 Juin 1999
Le travail est sérieux, bien fait mais un peu trop sage. La technique des papiers collés, marouflés tombe vite dans le besogneux, il faut également faire attention à ne pas se laisser piéger par quelque chose qui devient très vite un système. Peut-être que le fait de travailler sur des formats plus grands, de varier davantage les textures utilisées, d'être moins radical et ordonné dans la composition pourrait devenir une solution, jeter un oeil sur Tapiès et Dubuffet entre autres pourrait en être une également... .

Les expositions se succèdent aux Sallèles, près de St Maurice d'Ibie; Chacune d'elle est marquée par la personnalité du peintre qui expose. La dernière en date, celle de François Catrin, n'échappe pas à la règle : François Catrin, peintre lyonnais, a accroché des uvres où imaginaire et réalisme se mêlent. L'imaginaire ce sont ces grandes surfaces géométriques que l'on pourrait qualifier à première vue de fonds, mais qui sont loin d'être banales. Constituées de papiers collés, retravaillés, assemblés à la peinture, elles laissent apparaître leur spécificité et leur originalité : papiers divers, journaux... qui, en fonction de la technique d'assemblage offrent des surfaces autonomes très diverses. Des mots entrevus à travers la couleurs, des "fonds", des mots écrits : messages de rêve, mots créés, images assemblées en longues lignes ou en mots épars formant une véritable architecture de l'oeuvre.. Mais la rêverie n'est pas terminée. On découvre alors une petite fenêtre réaliste dans laquelle on s'évade poussés par la puissance du fond; personnages, paysages recomposés. Une exposition où chaque visiteur fait appel à sa subjectivité pour appréhender les uvres : "une vrai bonheur" pour l'artiste qui ne se veut pas trop intellectuel, se laissant aller à ses inspirations selon une démarche qu'il ne saurait définir avec précision. François Catrin propose une exposition au style très personnel, où harmonie de l'abstrait et du réalisme s'épousent pour se donner vie mutuellement tant par la couleur que par la charge émotionnelle.
La Tribune - 17 Juin 1999
Des peintures très personnelles pour une invitation au rêve
Noktambule - Janvier 1999
Des uvres qui invitent le spectateur à l'imaginaire, à la projection de ses rêves, des uvres aux interprétations multiples et changeantes, des uvres ouvertes... Des images où le regard est d'abord attiré par une structure fortement architecturée avant de se perdre dans une exploration poétique des divers éléments qui la composent. Des toiles qui témoignent d'un style original et d'une technique très particulière.
La Marotte Juillet 1999
François
CATRIN est un artiste singulier. Si l'on devait simplement décrire ses
uvres, on parlerait de hachures minutieuses qui mettent en place des grands
espaces montagneux ou des horizons marins se découpant entre deux pans
de falaise. On parlerait d'arbres solides traçant les limites de paysages
aérés, de grands cieux tantôt clairs, tantôt tourmentés,
de rochers immobiles. Tout est en noir et blanc, les cadres eux-mêmes
sont tracés avec la même attention, sont faits d'une même
trame sans commencement ni fin de petits traits noirs.
Mais s'agit-il vraiment de dessins et de paysages ? Avec à l'horizon
Escher, Magritte ou la grande peinture chinoise, on est ici dans un lieu original,
un univers fortement structuré où l'énergie est contenue
et maîtrisée par un dessin d'architecte mathématicien.
La technique, apparemment toute simple, est elle aussi détournée.
Ce n'est pas de dessin qu'il s'agit mais d'une sorte de peinture-gravure qui
prend dans le seul papier le support, la couleur et la lumière. Cette
gravure parvient à donner le sens des objets et de la matière
: les troncs sont rugueux, les murs granuleux, la terre est compacte, la mer
mouvante. La fine hachure envahit lentement la surface, creuse les espaces,
taille les volumes et parvient même à suggérer les couleurs
au travers du seul noir et blanc : le jeu des valeurs amène celui qui
regarde à penser des couleurs qui n'y sont pas.
Un talent authentique, à l'écart des modes et dont le charme énigmatique
ne s'oublie pas : une exposition à ne pas manquer. |voir|
Dauphiné Libéré 19 Mars 1991